De quel type d’avocats ai-je besoin quand la DPJ entre dans ma vie ?
- Anne-Sophie Dupuis

- il y a 4 heures
- 3 min de lecture
Contrairement à certains métiers, comme les médecins, les avocats ne se spécialisent pas ou peu lors de leurs études. Ainsi, ils peuvent pratiquer dans tous les domaines de droit lorsqu’ils sortent de l’école. En cours de carrière, ils peuvent décider de changer de domaine, sans formation obligatoire supplémentaire. Par contre, leur code de déontologie les oblige a seulement accepter des mandats, donc des dossiers, pour lesquels ils ont les compétences requises.
Alors qu’en est-il lorsque la DPJ entre dans votre vie ? Vous seriez peut-être tenté de penser que les avocats en droit de la famille sont ceux qui traitent ce type de dossiers, comme ils concernent les enfants. Pourtant, les dossiers de DPJ relèvent du droit de la protection de la jeunesse, un champ juridique distinct. Certains avocats exercent principalement dans ce domaine et interviennent régulièrement auprès de familles visées par une intervention de la DPJ. Cette pratique soutenue favorise une compréhension fine des mécanismes, des obligations et des étapes propres à ces dossiers.
Les avocats en droit de la famille, quant à eux, traitent différents types de dossiers : la garde des enfants, les droits de visites avec le parent non gardien, la pension alimentaire, les divorces, etc. Ils exercent généralement en Cour supérieure dans des dossiers pour lesquels la DPJ n’est pas impliquée. Certains avocats qui pratiquent en droit de la famille acceptent également des dossiers en protection de la jeunesse.
Pouvez-vous avoir un avocat différent pour votre divorce et pour votre dossier DPJ ? Oui, absolument. Dans certains cas, c’est même recommandé. Si l’avocat qui traite votre divorce n’est pas familier avec la Direction de la protection de la jeunesse, vous risquez de passer à côté de précieux conseils que seuls les habitués connaissent.
Comment choisir mon avocat ? Assurez-vous que votre avocat ait une pratique bien installée dans la région où votre dossier est entendu par le Tribunal. Ainsi, il sera précisément à qui s’adresser en fonction des enjeux de votre dossier. Assurez-vous également que la pratique de votre avocat est majoritairement axée sur le droit de la jeunesse. Pour valider cette information, vous pouvez consulter le bottin des avocats et valider les champs de pratique de l’avocat ciblé ou vous pouvez tout simplement lui demander.
Est-ce qu’un bon avocat coûte très cher ? Pas forcément. En protection de la jeunesse, la plupart des avocats acceptent des mandats d’aide juridique. Si vous n’êtes pas éligible à l’aide juridique, vous devrez payer ses honoraires : certains facturent à l’heure et d’autres chargent des sommes forfaitaires. Comme la défense est orale en DPJ, peu de procédures sont rédigées par les avocats des parents, ce qui réduit considérablement les frais. De plus, votre avocat est souvent à la cour, comme les demandes en urgence sont fréquentes. Ainsi, si votre avocat est à la cour pour plusieurs dossiers, il ne vous chargera pas ses honoraires pour toute sa journée.
Comme mentionné plus tôt, il est souhaitable d’avoir un avocat qui a une pratique bien ancrée dans le district judiciaire de votre dossier, il est donc normal qu’il ait un plus haut volume de dossiers que des avocats qui exercent dans un autre domaine. Toutefois, si votre avocat ne retourne pas vos appels, ne vous tient pas informé.e des dates de cour, ne vous communique pas certaines informations, il se peut qu’il ait un peu trop de dossiers.
Dans un contexte aussi sensible que la protection de la jeunesse, être bien accompagné, informé et compris peut faire toute la différence dans la façon de traverser le processus.
Chaque situation est unique. Si vous souhaitez en discuter ou obtenir des conseils adaptés, nos avocat.e.s sont disponibles pour vous accompagner : 438-838-6638 poste 2 ou par courriel info@cabinetdux.com
Article rédigé par Me Anne-Sophie Dupuis. Découvrez sa pratique et les services qu’elle offre.
