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DPJ en urgence chez vous : quoi faire dès les premières minutes ?

La Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) se présente à l'improviste et en urgence chez vous. Ils vous annoncent qu'un signalement a été retenu concernant la situation de votre enfant. Vous ne comprenez pas ce qui se passe, vous devenez soudainement très stressé, vous paniquez. C'est déstabilisant, c'est normal. Lorsque la Direction de la protection de la jeunesse intervient, elle a un cadre légal à respecter. Une intervention DPJ ne signifie pas automatiquement un retrait de l'enfant de son milieu.


D'abord, il est nécessaire d'expliquer en vertu de quoi la DPJ peut intervenir dans votre vie. En effet, lorsque la DPJ reçoit des informations qui lui laissent croire que la sécurité ou le développement d'un enfant est en danger, elle a le devoir, en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse, d'enquêter sur la situation. Parfois, la situation est si urgente et inquiétante que la DPJ décide d'intervenir immédiatement, sans avoir complété son enquête. L'article 46 de la Loi sur la protection de la jeunesse lui permet de prendre des mesures d'une durée maximale de 48 heures sans avoir besoin de l'autorisation d'un juge.


Voici exactement quoi faire et ne pas faire dans les premières minutes de l'intervention de la DPJ.


D'abord, il est absolument nécessaire de demeurer calme, même si la situation est difficile. Une attitude défensive, agressive ou méfiante vous nuira assurément pour la suite du dossier. Il est important de répondre aux questions de la DPJ et de ne pas chercher à dissimuler la vérité. La DPJ mène une enquête, mais ce n'est pas pour vous accuser, c'est plutôt pour faire la lumière sur la situation de votre ou vos enfants. Parfois, les interventions se déroulent en présence des enfants. Si vous n'êtes pas en mesure de les préserver des sujets d'adultes ou si vous les exposez à vos réactions, cela pourra jouer contre vous dans l'évaluation de la DPJ.


Il est important de noter que vous n'avez pas le « droit au silence » comme ce pourrait être le cas avec un policier ou une policière. Si vous mentez, minimisez ou omettez de répondre, cela pourra vous nuire. Les intervenants de la DPJ sont formés pour détecter les incohérences.


Ensuite, avant de signer des documents avec la DPJ, il est prudent de consulter un avocat. Certains documents ont une portée juridique importante et vous pourriez reconnaître des faits sans en comprendre les conséquences si vous ne consultez pas un professionnel au préalable. Toutefois, si la DPJ souhaite obtenir votre autorisation pour consulter les professionnels qui gravitent autour de vos enfants et de vous-même, il est souhaitable de signer ces documents afin de ne pas ralentir l'enquête inutilement.


Enfin, il peut s'avérer utile de prendre des notes. Les interventions de la DPJ sont généralement chargées et il peut être difficile de retenir toutes les informations. Lorsque l'intervenant(e) quitte, notez tout ce que vous avez retenu.


Dans tous les cas, un comportement à proscrire absolument est de fuir avec l'enfant. Cela constitue un facteur aggravant majeur et peut mener au placement de l'enfant, voir même des accusations criminelles. Ce geste pourrait avoir de lourdes conséquences. À ne jamais faire, même si on croit l'intervention injuste.


Vous avez reçu une visite de la DPJ ? Consultez un avocat dès aujourd'hui. Contactez-nous au 438-838-6638 poste 2 ou info@cabinetdux.com

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